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CHANT CINQUIEME.
Au bruit de fon trépas Paris fe livre en proieAux tranfports odieux de fa coupable joie ;
De cent cris de victoire ils rempliffent les airs:
Les travaux font ceffés, les temples font ouverts;
De couronnes de fleurs ils ont paré leurs têtes ;
Us confacrent ce jour à d’éternelles fêtes, (e)Bourbon n’eft à leurs yeux qu’un héros fans appui,Qui n’a plus que fa gloire et fa valeur pour lui.Pourra-t-il réfifter à la ligue affermie,
A l’Eglife en courroux, à l’Efpagne ennemie,
Aux traits du Vatican fi craints , fi dangereux,
A l’or du nouveau monde, encor plus puiffant qu’eux?
Déjà quelques guerriers, funeftes politiques,
Plus mauvais citoyens que zélés catholiques,
D’un fcrupule affecté colorant leur deffein,
Séparent leurs drapeaux des drapeaux de Calvin ;Mais le refte, enflammé d’une ardeur plus fidèle,Pour la caufe des rois redouble encor fon zèle.
Ces amis éprouvés, ces généreux foldats,
Que long-temps la victoire a conduits fur fes pas,De la France incertaine ont reconnu le maître;
Tout leur camp réuni le croit digne de l’être.
Ces braves chevaliers, les Givris , les d’Aumonts,
Les grands Montmorencis, les Sancis , les Crillons,Lui jurent de le fuivre aux deux bouts de la terre:Moins faits pour difputer que formés pour la guerre ,Fidèles à leur Dieu , fidèles à leurs lois,
C’eft l’honneur qui leur parlq^ ils marchent à fa voix.
Mes amis , dit Bourbon , c’eft: vous dont le courageDes héros de mon fang me rendra l’héritage ;
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