DES PEUPLES.
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injuftement les unes les autres, voulaient faire uneattention moins fuperficielle aux ouvrages et auxmanières dç leurs voifins , non pas pour en rire,mais pour en profiter, peut-être de ce commercemutuel d’obfervations naîtrait ce goût généralqu’on cherche fi inutilement.
CHAPITRE IL
ÿ O M E R E.
H o m ere vivait probablement environ huit centscinquante années avant l’ère chrétienne : il étaitcertainement contemporain d ’HéJîode. Or Hcjiode.nous apprend qu’il écrivait dans Y âge qui fuivaitcelui de la guerre de Troie, et que cet âge,dans lequelil vivait , finirait avec la génération qui exiftaitalors. Il eft donc certain qu ’Homère fleurifiait deuxgénérations après la guerre de Troie ; ainfi ilpouvait avoir vu dans fon enfance quelques vieillardsqui avaient été à ce fiége, et il devait avoir parléfouvent à des Grecs d’Europe et d’Afie qui avaientV’U Ulyffe , Mcnclas et Achille .
Quand il compofa l’Iliade , (fuppofé qu’il foitl’auteur de tout cet ouvrage ) il ne fit donc quemettre en vers une partie de l’hiftoire et des fables defon temps. Les Grecs n’avaient alors que des poètespour hiftoriens et pour théologiens ; ce ne fut mêmeque quatre cents ans après Hésiode et Homère qu’onfe réduifit à écrire l’hiftoire en profe. Cet ufage,qui paraîtra bien ridicule à beaucoup de lecteurs ,