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habits de leur père, lorfqu’il était maître de lamoitié de l’univers. Cela n’empêchera pas qu’unefimplicité fx refpectable ne vaille bien la vainepompe , la mollefle et l’oifiveté dans lefquelles lesperfonnes d'un haut rang font nourries.
Que fi l’on reproche à Homère d’avoir tant louéla force de fes héros, c’eft qu’avant l’invention dela poudre , la force du corps décidait de tout dansles batailles ; c’eft que cette force eft l’origine detout pouvoir chez les hommes ; c’eft que par cettefupériorité feule les nations du Nord ont conquisnotre hémifphère depuis la Chine jufqu’au- montAtlas. Les anciens fe fefaient une gloire d’êtrerobuftes: leurs plaiixrs étaient des exercices violens :ils ne paflaient point leurs jours h fe faire traînerdans des chars , à couvert des. influences de l’air,pour aller porter languiflamment d’une maifon dansune autre leur ennui et leur inutilité. En un motHomère avait à repréfenter un Ajax et un Hector, nonun courtifan de Verfailles ou de Saint-James.
Après avoir rendu juftice au fond du fujet despoëmes d’Homère , ce ferait ici le lieu d’examiner lamanière dont il les a traités , et d’ofer juger du prixde fes ouvrages : mais tant de plumes favantes ontépuifé cette matière que je me bornerai à une feuleréflexion , dont ceux qui s’appliquent aux belles-lettres pourront peut-être tirer quelque utilité.
Si Homère a eu des temples, il s’eft trouvé biendes infidèles qui fe font moqués de fa divinité. Il ya eu dans tous les fiècles des favans des raifonneursqui l’ont traité d’écrivain pitoyable , tandis qued’autres étaient à genoux devant lui.