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VARIANTES
BENASSAR.
Ma Bonté fit fon crime, et fit tout mon malheur ,Ils ont trop méprifé mes pleurs et ma vieillclfe ;Ma clémence à leurs yeux a palfé pour faiblelle.
M O H A D I R.
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Me préferve le ciel d’excufer devant vousCet amas de forfaits, que je dételle tous !Permettez feulement que j’ofe encor vous dire'Qu’avec trop de rigueur on a traité Rdmire.
Fidèle à fes fermens, fidèle à vos delîeins,
Il â remis Atide en vos auguftes mains.
Il n’a point au rivage accompagné Zulime.Peut-être a-t-il un cceur et jtiftc, et magnanime ;Du moins il me jurait, entre mes mains remis,Qu’il vous avait tenu tout ee qu’il a promis.
Enfin mes yeux l’ont vu dans ce combat horrible,
SCENE IL
BENASSAR, ZULIME, MOHADIR, Suite.
ZULIME.
N ON, n’allez pas plus loin, frappez et vengez-vous;Ce cœur , plein de refpect, fe préfente à vos coups.
Je ramène à vos pieds tous ceux qui m’ont fuiviejMaître abfolu de tout, arrachez-moi la vie.
BENASSAR.
Fille indigne du jour , ell-ce toi que je voi ?
ZULIME.
* Pour la dernière fois , Seigneur, écoutez-moi.
Le trille emportement d’une amour criminelleN’arma point contre vous votre fille rebelle,
Pour vous contre Ramire elle aurait combattu ,
Et jufqu’en fa faiblelle elle a de la vertu.