DE ZULIME.
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SCENE VIII.
ZULIME, ATIDE, SERA ME.
S E R. A M E.
a d A m E, il faut du fort dévorer tout l’outrage :
Il faut boire à longs traits dans ce calice affreuxOne vous a préparé cet amour malheureux.
Au plus cruel fupplice on condamne Ramire.
ZULIME.
* Il ne mourra pas feul, et devant qu’il expire...
S E R A m E.
Ah ! fuyez, croyez-moi, faites-vous cet effort;
Vous le pouvez.
ATIDE.
Nous, fuir! Allons chercher la mort;Soutenez bien furtout la grandeur de votre ame.
ZULIME. .
Je fuivrai vos confeils, n’en doutez point, Madame;Vous pourrez en juger :. et toi, nature, et toi,
* Droits éternels du fang, toujours facrés pour moi !
* Dans cet égarement dont la fureur m’anime,
* Soutenez bien mon cœur , et fauvez-moi d’un jjrime !
A C T E V.
SCENE PREMIERE.
BENASSAR, MOHADIR.
M O H A D I E.
Oui, Seigneur, il eft vrai, ce nouvel attentatOutrage la nature et le trône, et l’Etat.
Courir à la prifon , braver votre colère !
C’ell un excès de plus , mais vous êtes fon père.