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Tome troisième
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LETTRE

et quand il a porté le coup, il éprouve un repentirauffi grand que fon crime. Mais Mézcraij rapportequ’à Melun un pere tua fon fils de fa main pourfa religion, et n’en eut aucun repentir. On connaîtl’aventure des deux frères Diaz , dont l’un était àRome , et l’autre en Allemagne , dans les commen-cemens des troubles excités par Luther. BarthelcmiDiaz , apprenant à Rome que fon frere donnait dansles opinions de Luther à Francfort, part de Rome dans le delfein de raffàffiner , arrive et l’affaiTme.J’ai lu dans Herrera , auteur efpagnol , que ceBartheiemi Diaz rifquait beaucoup par cette action ,• maisque rien n'ébranle un homme d'honneur quand la probité leconduit.. Herrera , dans une religion toute l’ainte ettoute ennemie de la cruauté , dans une religion quienfeigne à fouffrir et non à fe venger , était doncperfuadé que la probité peut conduire à l’afTaffinatet au parricide : et on ne s’élèvera pas de tous côtéscontre ces maximes infernales ?

Ce font ces maximes qui mirent le poignard àla main du monftre qui priva la France de Henri leGrand: voilà ce qui plaça le portrait de JacquesClément fur l’autel,et fon nom parmi les bienheureux:c’eft ce qui coûta la vie à Guillaume prince d’Orange ,fondateur de la liberté et de la grandeur des Hollan-dais. D’abord Salcède le bleffa au front d’un coupde piftolet : et Strada raconte que Salcède ( ce fontfes propres mots ) no/a entreprendre cette actionqu après avoir purifiéfon ame par la confejjion aux piedsd’un. Dominicain , et l’avoir fortifié par le pain cèle fie.Herrera dit quelque chofe de plus infenle et deplus atroce : Efiando firme con cl exemplo de nuefirb.

Salvador