remercîment particulier ; mais vous voudrez bienque j’unifie ces différentes attentions , pour vous enrendre des actions de grâces générales.Vous ne devezpas douter de l’eftime fingulière que m’infpire unmérite auffi reconnu que le vôtre.
Dès que votre diftique (*) fut publié à Rome , onnous dit qu’un homme de lettres français fe trouvantdans une fociété où l’on en parlait, avait reprisdans le premier vers une faute de quantité. Ilprétendait que le mot hic , que vous employez commebref, doit être toujours long.
Nous répondîmes qu’il était dans l’erreur , quecette fyllabe était indifféremment brève ou longuedans les poètes , Virgile ayant fait ce mot bref dansce vers :
Solus hic inflexit fenfus anïmumque labantem.
Et long dans cet autre :
Hic finis Priami fatorum , hic exitus ilium.
C’était peut-être affez bien répondre pour unhomme qui n’a pas lu Virgile depuis cinquante ans.Quoique vous foyez partie intéreffée dans cedifférend , nous avons une fi haute idée de votrefranchife et de votre droiture, que nous n’héfitonspas de vous faire juge entre votre critique et nous.Il ne nous refte plus qu’à vous donner notre béné-diction apoftolique.
Donné à Rome , à S te Marie - majeure , le 19 feptembre 174;,la fixieme année de notre pontificat.
(*) Voici le Diftique:
Lambertinus hic efi, Ronuz deetts ci pater orbis t
Qjii mundum jeriptis doc tût 3 v'trtutibus ornât.