148 LE FANATISME.
SCENE III.
ZOPIRE, PALMIRE, P H A N O R'
Z O P I R E.
O UE voulez-vous, Phanor?
*
P H A N O R.
Aux portes de la ville,D’où l’on voit de Moad la campagne fertile,
Omar eft arrivé.
ZOPIRE.
Qui? ce farouche Omar,
Que l’erreur aujourd'hui conduit après fon char,
Qui combattit long-temps le tyran qu’il adore,
Qui vengea fon pays ?
P H A N O R.
Peut-être il l’aime encore.Moins terrible à nos yeux, cet infolent guerrier,Portant entre fes mains le glaive et l’olivier,
De la paix à nos chefs a préfenté le gage.
On lui parle, il demande, il reçoit un otage.
Séide eft avec lui.
PALMIRE.
Grand Dieu! deftin plus doux!
Quoi! Séide?
P H A N O R.
Omar vient, il s’avance vers vous.ZOPIRE.
Il le faut écouter. Allez, jeune Palmire.
(Palmire fort.)