Omar devant mes yeux! qu’ofera -1 - il me dire?
O Dieux de mon pays, qui depuis trois mille ansProtégiez d’ifmaël les généreux enfans !
Soleil, facrés flambeaux, qui dans votre carrière,Images de ces dieux, nous prêtez leur lumière,Voyez et foutenez la jufte fermetéQue j’oppofai toujours contre l’iniquité!
SCENE IV.
Z Q P I R E, OMAR, P H A N O R, Suite.Z O P I R E.
H E bien, après fix ans tu revois ta patrie,
Que ton bras défendit, que ton cœur a trahie.
Ces murs font encor pleins de tes premiers exploits.Déferteur de nos dieux, déferteur de nos lois,Perfecuteur nouveau de cette cité fainte,
D’où vient que ton audace en profane l’enceinte?Miniftre d’un brigand qu’on dut exterminer,
Parle; que me veux-tu?
4 OMAR.
Je veux te pardonner.
Le prophète d’un dieu, par pitié pour ton âge,
Pour tes malheurs paifés, furtout pour ton courage ,Te préfente une main qui pourrait t’écrafer,
Et j’apporte la paix qu’il daigne propofer.
z o P i R E.
Un vil féditieux prétend avec audace
Nous accorder la paix, et non demander grâce!
R 1