ACTE PREMIER.
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Mon bras perça le fils, ma voix bannit le père;
Ma haine eft inflexible, ainfi que fa colère ;
Pour rentrer dans la Mecque, il doit m’exterminer,Et le jufte aux médians ne doit point pardonner.
O M A R,
Hé bien, pour te montrer que Mahomet pardonne,Pour te faire embraffer l’exemple qu’il te donne,Partage avec lui-même, et donne à tes tribusLes dépouilles des rois que nous avons vaincus.Mets un prix à la paix, mets un prix à Palmirç,Nos tréfors font à toi.
z o r I R E.
Tu penfes me féduire,
Me vendre ici ma honte, et marchander la paixPar fes tréfors hronteux, le prix de fes forfaits?
Tu veux que fous fes lois Palmire fe remette?
Elle a trop de vertus pour être fa fujette;
Et je veux l’arracher aux tyrans impofteurS,
Qui renverfent les lois, çt corrompent les mœurs.OMAR.
Tu me parles toujours comme un juge implacable,Qui fur fon tribunal intimide un coupable.
Penfe et parle en miniftre, agis, traite avec moi,Comme avec l’envoyé d’un grand homme et d’un roiZ O P I R E.
Qui l’a fait roi? qui l’a couronné?
OMAR.
La victoire.
Ménage fa puiffance, et refpecte fa gloire.
Aux noms de conquérant et de triomphateur,
11 veut joindre le nom de pacificateur.