ACTE SECOND.
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Et détourner de moi les foupçons du vulgaire.OMAR.
Il eft trop méprifable.
M A H O M E T.
Il faut pourtant lui plaire ;
Et j’ai befoin d’un bras qui, par ma voix conduit,Soit feul chargé du meurtre , et m’en laiffe le fruit.O M A K.
Pour un tel attentat je réponds de Séide.
M A II O M E T.
De lui?
OMAR.
C’eft l’inftrument d’un pareil homicide.
Otage de Zopire, il peut feul aujourd’huiL’aborder en fecret, et te venger de lui.
Tes autres favoris, zélés avec prudence,
Pour s’expofer à tout ont trop d’expérience;
Ils font tous dans cet âge, où la maturitéFait tomber le bandeau de la crédulité.
Il faut un cœur plus fimple, aveugle avec courage,Un efprit amoureux de fon propre efclavage.
La jeuneffe eft le temps de ces illufions.
Séide eft tout en proie aux fuperftitions ;
C’eft un lion docile à la voix qui le guide.
AI A H O M E T.
Le frère de Palmire ?
O Al A R.
Oui, lui - même. Oui, Séide ,
De ton fier ennemi le fils audacieux,
De fon maître offenfé rival inceftueux.