ACTE TROISIEME.
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SCENE II.
P A L MIR E feule.
D UN noir preffentiment je ne puis me défendre.Cet amour dont l’idée avait fait mon bonheur»,
Ce jour tant fouhaité n’eft qu’un jour de terreur. ( à I)Ouel eft donc ce ferment qu’on attend de Séide?Tout rn’eft fufpect ici; Zopire m’intimide.
J’invoque Mahomet , et cependant mon cœurEprouve à fon nom même une fecrète horreur.
Dans les profonds refpects que ce héros m’infpire,
Je fens que je le crains prefqu’autant que Zopire.Délivre-moi, grand Dieu , de ce trouble où je fuis.Craintive je te fers, aveugle je te fuis ;
Hélas! daigne effuyer les pleurs où je me noie.
SCENE III.
P A L M I R E.
C’est vous qu’à mon fecours un dieu propice envoie,Seigneur. Séide....
M A H O M E T.
Hé bien, d’où vous vient cet effroi?Et que craint-on pour lui, quand on eft près de moi?
P A L M I R E.
O Ciel ! vous redoublez la douleur qui m’agite.
Quel prodige inouï! votre ame eft interdite;