ACTE TROISIEME. 183
Je n’en connais point d’autre ; et parmi ces enfans ,Qu’en tribut à mon maître on offre tous les ans,
Nul n’a plus que Séide éprouvé fa clémence.
Z O P I R E.
Je ne puis le blâmer de fa reconnaiffance.
Oui, les bienfaits, Séide, ont des droits fur un cœur.Ciel! pourquoi Mahomet fut-il fon bienfaiteur?
Il t’a fervi de père, auffi-bien qu’à Palmire;
D’où vient que tu frémis, et que ton cœur foupire?Tu détournes de moi ton regard égaré ;
De quelque grand remords tu fembles déchiré.
SEIDE.
Eh, qui n’en aurait pas dans ce jour effroyable !z o p I R E.
Si tes remords font vrais, ton cœur n’eft plus coupable.Viens, le fang va couler, je veux fauver le tien.SEIDE.
Julie Ciel ! et c’eft moi qui répandrais le fien !
O fermens ! ô Palmire ! ô vous, Dieu des vengeances JZ O P I R E.
Remets-toi dans mes mains, tremble, fi tu balances;Pour la dernière fois, viens, ton fort en dépend.
SCENE IX.
ZOPIRE, SEIDE, OMAR, Suite.
OMAR, entrant a vec précipitation.Traître , que faites-vous ? Mahomet vous attend.
SEIDE.
Où fuis-je ? ô Ciel! où fuis-je, et que dois-je réfoudre?D’un et d’autre côté je vois tomber la foudre.
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