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LE FANATISME
SEIDE.
Je t’entends, fon arrêt eft parti de ta bouche,p A l m 1 K E.
Qui, moi ?
SEIDE.
Tu l’as voulu.
P A L M I R E.
Dieu, quel arrêt farouche
Que t’ai-je dit?
SEIDE.
Le ciel vient d’emprunter ta voix ;C’eft fon dernier oracle, et j’accomplis fes lois.Voici l’heure où Zopire à cet autel funefteDoit prier en fecret des dieux que je dételle.Palmire, éloigne-toi.
p A L M I R E.
Je ne puis te quitter.SEIDE.
Ne vois point l’attentat qui va s’exécuter :
Ces momens font affreux. Va, fuis, cette retraiteEft voifine des lieux qu’habite le prophète.
Va, dis-je.
PALMIRE.
Ce vieillard va donc être immolé !SEIDE.
. De ce grand facrifice ainfi l’ordre eft réglé.