Il le fout de ma main traîner fur la pouffière,
De trois coups dans le fein, lui ravir la lumière,Renverfer dans fon fang cet autel difperfé*
P A L M I R E.
Lui mourir par tes mains ! tout mon fang s’eft glacé*Le voici. Jufte Ciel!...
(/e fond du théâtre s’ouvres On voit Un auteU )
SCENE IF\
Z O P I R E, SEIDE, PALMIRE/ar/e devant.
Z O P X R E près de Vautel.
O Dieux de nia patrie !Dieux prêts à fuccomber fous une fecte impie,
C’eft pour vous-même ici que ma débile voixVous implore aujourd’hui pour la dernière fois*
La guerre va renaître , et fes mains meurtrièresDe cette faible paix vont brifer les barrières.
Dieux! fi d’un fcélérat vous relpectez le fort.*.*
SEIDE à Palmlre,
Tu l’entends qui blafphème?
ZOPIRE*
Accordez-moi la mort;
Mais rendez-moi mes fils à mon heure dernière :
Que j’expire en leurs bras, qu’ils ferment ma paupière.Hélas! fi j’en croyais mes fecrets fentimens,
Si vos mains en ces lieux ont conduit mes enfans...Théâtre. Tom. III. N