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Tome troisième
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I E R 0 F E.

Vos ordres font fuivis : déjà vos fatellitesD’Elide et de Meffène occupent les limites.

Si Narbas reparaît, fi jamais à leurs yeuxNarbas ramène Egifthe, ils périffent tous deux.

POLYPHONTE.

Mais, me réponds-tu bien de leur aveugle zèle?

E R o x.

Vous les avez guidés par une main fidèle :

Aucun d’eux ne connaît ce fang qui doit couler,

Ni le nom de ce roi qu’ils doivent immoler.

Narbas leur eft dépeint comme un traître, un transfuge,Un criminel errant, qui demande un refuge;

L’autre, comme un efclave , et comme un meurtrier,Qu’à la rigueur des lois il faut facrifier.

POLYPHONTE.

Hé bien encor ce crime, il m’eft trop néceffaire.

Mais en perdant le fils, j’ai befoin de la mère;

J’ai befoin d’un hymen utile à ma grandeur,

Qui détourne de moi le nom d’ufurpateur,

Qui fixe enfin les vœux de ce peuple infidelle,

Qui m’apporte pour dot l’amour qu’on a pour elle.

Je lis au fond des cœurs; à peine ils font à moi:Echauffes par l’efpoir, ou glacés par l’effroi,

L’intérêt me les donne, il les ravit de même.

Toi, dont le fort dépend de ma grandeur fuprême,Appui de mes projets par tes foins dirigés,

Erox, va réunir les efprits partagés ;

Que l’avare en fecret te vende fqn fuffxage ;

Allure au courtifan ma faveur en partage ;