ACTE SECOND.
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Redemandent aux dieux, trop long-temps négligés.Le fang des citoyens l’un par l’autre égorgés.
Ecartez des terreurs dont le poids vous afflige.
M E R O P E.
Quel eft cet inconnu? Répondez - moi, vous dis-je.EURYCLES.
C’eft un de ces mortels du fort abandonnés,
Nourris dans la baffeffe, aux travaux condamnés ;
Un malheureux fans nom, fi l’on croit l’apparence.
M E R O P E. (
N’importe, quel qu’il foit, qu’il vienne en ma préfence.Le témoin le plus vil et les moindres clartésNous montrent quelquefois de grandes vérités.Peut-être j’en crois trop le trouble qui me preffe;Mais ayez - en pitié , refpectez ma faibleffe :
Mon cœur a tout à craindre, et rien à négliger.
Qu’il vienne, je le veux, je veux l’interroger.EURICLES.
( à Ifmcnïe. )
Vous ferez obéie. Allez , et qu’on l’amène.
Qu’il paraide à l’inftant aux regards de la reine.
M E R O P E.
Je fens que je vais prendre un inutile foin.
Mon défefpoir m’aveugle, il m’emporte trop loin:Vous favez s’il eft jufte. On comble ma mifère ;
On détrône le fils, on outrage la mère.
Polyphonte, abufant de mon trifte deftin,
Ofe enfin s’oublier jufqu’à m’offrir fa main.
EURYCLES.
Vos malheurs font plus grands que vous ne pouvez croire.Je fais que cet hymen offenfe votre gloire :
R î