M E R O P E.
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Mais je vois qu’on l’exige ; et le fort irritéVous fait de cet opprobre une néceifité.
C’eil un cruel parti; mais c’eft le feul, peut-être,Oui pourrait conferver le trône à fon vrai maître.Tel eft le fentiment des chefs et des foldats ;
Et l’on croit..,,
M E R O P E,
Non, mon fils ne le fouffrirait pas,L’exil, où fon enfance a langui condamnée,
Lui ferait moins affreux que ce lâche hyménée,EURYCLES.
Il le condamnerait, fi, pailible en fon rang,
Il n’en croyait ici que les droits de fon fang ;
Mais fi par les malheurs fon ame était inftruite,
Sur fes vrais intérêts s’il réglait fa conduite,
De fes trilles amis s’il confultait la voixEt la néceifité fouveraine des lois,
! Il verrait que jamais fa malheureufe mèreNe lui donna d’amour une marque plus chère,
M E R O F E,
Ah! que me dites-vous?
EURYCLES.
De dures vérités,
Que m’arrachent mon zèle et vos calamités.
M E r o P E.
Quoi! vous me demandez que l’intérêt furmonteCette invincible horreur que j’ai pour Polyphonte !Vous, qui me l’avez peint de fi noires couleurs!EURYCLES.
Je l’ai peint dangereux, je connais fes fureurs ;
Mais il eft tout-paillant ; mais rien ne lui réfifte :
11 eft fans héritier, et vous aimez Egifthe.