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ACTE SECOND.
Ah! c’eft Ge même amour, à mon cœur précieux,
Qui me rend Polyphonte encor plus odieux.
Que parlez-vous toujours, et d’hymen, et d’empire?Parlez-moi de mon fils, dites-moi s’il refpire.
Cruel ! apprenez - moi...
EURYCLES.
Voici cet étranger, '
Que vos triftes foupqons brûlaient d’interroger.
S C E- N E IL
MEROPE, EURYCLES, EGISTHE enchaînéIS ME NIE, Gardes.
EGISTHE, dans le fond du théâtre, à ljmènïe.
E s T - c E là cette reine augufle et malheureufe,
Celle de qui la gloire, et l’infortune affreüfe,
Retentit jufqu’à moi dans le fond des déferts?
I S M E N I E.
RafTurez - vous, c’eft elle. ( elle fort.')
EGISTHE.
Dieu , qui formas fes traits, veille fur ton image :
La vertu fur le trône eft ton plus digne ouvrage.MEROPE.
C’eft-là ce meurtrier? Se peut-il qu’un mortelSous des dehors fi doux ait un cœur fi cruel?Approche, malheureux , et diflipe tes craintes.Réponds-moi: de quel fang tes mains font-elles teintes?
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