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M E R O P E.
Demeurez; en quel lieu le ciel vous fit-il naître?e G i s T H E.
En Elide.
M E R O P E.
Qu’entends-je ! en Elide ! Ah! peut-être..:L’Elide... répondez... Narbas vous eft connu ?
Le nom d’Egifthe au moins jufqu’à vous eft venu ?Quel était votre état, votre rang, votre père?
E G I S T H E.
j<lVIon père eft un vieillard accablé de mifère ;î Polyclète eft fon nom ; mais Egifthe , Narbas ,
Ceux dont vous me parlez, je ne les connais pas.
M E R O P E.
O Dieux! vous vous jouez d’une trifte mortelle!J’avais de quelque efpoir une faible étincelle :J’entrevoyais le jour,' et mes yeux affligésDans la profonde nuit font déjà replongés.
Et quel rang vos parens tiennent-ils dans la Grèce ?
E G I S T H E.
Si la vertu fuffit pour faire la nobleffe,
Ceux dont je tiens le jour, Polyclète , Sirris,
Ne font point des mortels dignes de vos mépris :Leur fort les avilit ; mais leur fage confianceLait refpecter en eux l’honorable indigence.
| Sous fes ruftiques toits mon père vertueuxFait le bien , fuit les lois, et ne craint que les dieux.M E R o P E.
Chaque mot qu’il me dit eft plein de nouveaux charmes :Pourquoi donc le quitter, pourquoi caufer fes larmes?Sans doute U eft affreux d’être privé d’un fils.
E G I S T H E.
Un vain défir de gloire a fcdüit mes efprits.