ACTE SECOND.
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On me parlait fouvent des troubles de MelTène,Des malheurs dont le ciel avait frappé la reine,Surtout de fes vertus, dignes d’un autre prix :
Je me Tentais ému par ces trilles récits.
De l’EIide en fecret dédaignant la mollelTe,
J’ai voulu dans la guerre exercer ma jeuneffe,
Servir fous vos drapeaux, et vous offrir mon bras ;Voilà le feul deffein qui conduifit mes pas.
Ce faux inftinct de gloire égara mon courage :
A mes parensflétris fous les rides de l’âge,
J’ai de mes jeunes ans dérobé les fecours :
C’eft ma première faute, elle a troublé mes jours.Le ciel m’en a puni : le ciel inexorableM’a conduit dans le piège, et m’a rendu coupable.M E R O F E.
Il ne l’eft point, j’en crois fon ingénuité:
Le menfonge n’a point cette fimplicité.
Tendons à fa jeuneffe une main bienfefante ;
C’eft un infortuné que le ciel me préfente.
Il fuffit qu’il foit homme, et qu’il foit malheureux.Mon fils peut éprouver un fort plus rigoureux.
II me rappelle Egifthe ; Egifthe eft de fon âge :
Peut - être , comme lui, de rivage en rivage ,Inconnu, fugitif, et par-tout rebuté,
Il fouffre le mépris qui fuit la pauvreté. (3)L’opprobre avilit l’ame, et flétrit le courage.
Pour le fang de nos dieux quel horrible partage !
Si du moins...