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Tome troisième
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Sÿi M E R 0 P E.

J'avoîirai qu’en fecret moi-même je l’admire.

POLYF HONTE.

Quel eft-il, en un moi?

E K O X.

Ce que j’ofe vous dire,

C’eft qu’il n’eft point fans doute un de ces aflallinsDifpofés en fecret pour.fervir vos deffeins.

P O L Y P II O N T E.

Pouvez-vous en parler avec tant d’alfurance?

Leur conducteur n’eft plus. Ma jufte défianceÀ pris foin d’effacer, dans fon fang dangereux,

De ce fecret d’Etat les vertiges honteux;

Mais ce jeune inconnu me tourmente et m’attrifte.Me répondez-vous bien qu’il m’ait défait d’Egifthe?Croirai-je que toujours foigneux de m’obéir,

Le fort jufqu’à ce point m’ait voulu prévenir?

E R O X.

Mérope, dans les pleurs mourant défefpérée,

Eft de votre bonheur une preuve affurée ;

Et tout ce que je vois le confirme en effet.

Plus fort que tous nos foins, le hafard a tout fait.

POLYPHONIE.

Le hafard va fouvent plus loin que la prudence;Mais j’ai trop d’ennemis, et trop d’expérience,Pour laiffer le hafard arbitre de mon fort.

Quel que foit l’étranger, il faut hâter fa mort.

Sa mort fera le prix de cet hymen augufte ;

Elle affermit mon trône: il fuffit, elle eft jufte.

Le peuple, fous mes lois pour jamais engagé,Croira fon prince mort, et le croira vengé, (c)