ACTE QUATRIEME.
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Mais répondez : Quel eft' ce vieillard téméraire ,
Qu’on dérobe à ma vue avec tant de myftère ?
Mérope allait verfer le fang de l’aflaffin :
Ce vieillard, dites-vous, a retenu fa main?
Que voulait-il?
E R O X.
Seigneur, chargé de fa mifère,
De ce jeune étranger ce vieillard eft le père :
11 venait implorer la grâce de fon fils.
POLYP HONTE.
Sa grâce? Devant moi je veux qu’il foit admis.
Ce vieillard me trahit, crois-moi, puifqu’il fe cache.Ce fecret m’importune, il faut que je. l’arrache.
Le meurtrier, furtout, excite mes foupçons.
Pourquoi, par quel caprice, et par quelles raifonsLa reine, qui tantôt preflait tant fon lupplice ,N’ofe-t-elle achever ce jufte facrifice ?
La pitié parailfait adoucir Tes fureurs,
Sa joie éclatait même à travers fes douleurs.
E R O X.
Qu’importe fa pitié, fa joie et fa vengeance ?
POLYPHONTE.
Tout m’importe, et de tout je fuis en défiance.
Elle vient : qu’on m’amène ici cet étranger.