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Tome troisième
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ACTE QUATRIEME.

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Ton cœur nourri de fang n’en peut être frappé.

Oui, c’eft mon fils, te dis-je, au carnage échappé.

POLYPHONTE.

Que prétendez-vous dire, et fur quelles alarmes?

E G I S T H E.

Va, je me crois fon fils; mes preuves font fes larmes,Mes fentimens, mon cœur, par la gloire animé,

Mon bras qui t’eût puni, s’il n’était défarmé.

P O T. Y P H O N T E,

Ta rage auparavant fera feule punie.

C’eft trop.

M E R O P E , Je jetant à fes genoux.

Commencez donc par m’arracher la vie :Ayez pitié des pleurs dont mes yeux font noyés.

Que vous faut-il de plus? Mérope eft à vos pieds:Mérope les embraffe et craint votre colère.

A cet effort affreux, jugez fi je fuis mère,

/ Jugez de mes tourmens : ma déteftable erreurCe matin de mon fils allait percer le cœur.

Je pleure à vos genoux mon crime involontaire.

C.'uel! vous qui vouliez lui tenir lieu de père,

Qui deviez protéger fes jours infortunés,

Le voilà devant vous, et vous Paffaffinez.

Son père eft mort, hélas ! par un crime funefte ;Sauvez le fils: je puis oublier tout le refte :

Sauvez le fang des dieux, et de vos fouverairis ;

Il eft feul, fans défenfe, il eft entre vos mains.

Qu’il vive, et c’eft affez. Heureufe en mes mifères,Lui feul il me rendra mon époux, et fes frères.