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Tome troisième
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M E R 0 P E.

Vous voyez avec moi fes aïeux à genoux,

Votre roi dans les fers.

E G I S T H E.

O Reine, levez-vous,

Et daignez me prouver que Crefphonte eft mon père,En ceffant d’avilir, et fa veuve, et ma mère.

Je fais peu de mes droits quelle eft la dignité;

Mais le ciel m’a fait naître avec trop de fierté,

Avec un cœur trop haut, pour qu’un tyran l’abaiffe.De mon premier état j’ai bravé la baffeffe,

Et mes yeux du préfent ne font point éblouis.

Je me fens né des rois , je me fens votre fils. (<f)Hercule , ainfi que moi, commença fa carrière ;

Il fentit l’infortune en ouvrant la paupière ;

Et les dieux l’ont conduit à l’immortalité,

Pour avoir, comme moi, vaincu l’adverfité.

S’il m’a tranfmis fon fang, j’en aurai le courage.Mourir digne de vous, voilà mon héritage.

Ceffez de le prier, ceffez de démentirLe fang des demi - dieux dont on me fait fortir.

P O L Y P H O N T E à Mérope .

Hé bien, il faut ici nous expliquer fans feinte.

Je prends part aux douleurs dont vous êtes atteinte:Son courage me plaît; je l’eftime, et je croisQu’il mérite en effet d’être -du fang des rois.

Mais une vérité d’une telle importance

N’eft pas de ces fecrèts qu’on croit fans évidence.

Je le prends fous ma garde, il rn’eft déjà remis;

Et s’il eft né de vous, je l’adopte pour fils.

E G X S T H E.

Vous, m’adopter?

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