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Tome troisième
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ACTE CINQUIEME

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N

Les ravages, l’exil, la mort, l’ignominie,

Dès ma première aurore ont ailiégé ma vie,

De déferts en déferts errant, perfécuté,

J’ai langui dans l’opprobre et dans l’obfcurité.

Le ciel fait cependant fi parmi tant d’injures,

J’ai permis à ma voix d’éclater en murmures.

Malgré l’ambition qui dévorait mon cœur,

J’embraffai les vertus qu’exigeait mon malheur.

Je refpectai, j’aimai jufqu’à votre mifère ;

Je n’aurais point aux dieux demandé d’autre père ,*

Us m’en donnent un autre, et c'eft pour m’outrager.Je fuis fils de Crefphonte, et ne puis le vènger.

Je retrouve une mère, un tyran me l’arrache:

Un déteftable hymen à ce monftre l’attache.

Je maudis dans vos bras le jour où je fuis né;

Je maudis le fecours que vous m’avez donné.

Ah! mon Père! ah! pourquoi d’une mère égaréeReteniez-vous tantôt la main défefperée ?

Mes malheurs Unifiaient, mon fort était rempli.

N A K B A S.

Ah ! vous êtes perdu : le tyran vient ici.

SCENE IL

POLYPHONTE, EGISTHE, N A RB AS,EURYCLES, Gardes.

POLŸÏ’HONTE.

Retirez - v 0 u s (*) ; et toi dont l’aveugle jeuneffeInipire une pitié qu’on doit à la faibleffe,

Ton roi veut bien encor, pour la dernière fois,Permettre à tes deftins de changer à ton choix.

(*) Narbas et Euryclès s’éloignent un peu.

Théâtre. Tom. III. Y

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