ACTE CINQUIEME.
3 C 7
Pour ne m’avilir pas jufqu’à punir en toiUn efclave inconnu qui s’attaque à fon roi.
Hé bien, cette bonté qui s’indigne et fe lafTe,
Te donne un feul moment pour obtenir ta grâce.
Je t’attends aux autels, et tu peux y venir.
"Viens recevoir la mort, ou jurer d’obéir.
Gardes, auprès de moi vous pourrez l’introduire;Qu’aucun autre ne forte, et n’ofe le conduire.
Vous, Narbas, Euryclès, je le laide en vos mains.Tremblez, vous répondrez de fes caprices vains.
Je connais votre haine, et j’en fais l’impuidance ;Mais je me fie au moins à votre expérience.
Qu’il foit né de Mérope, ou qu’il foit votre fils,
D’un confeil imprudent fa mort fera le prix.
SCENE III.
EGISTHE, NARBAS, EURYCLES.
E G. I S T H E.
A h! je n’en recevrai que du fang qui m’anime.Hercule : inftruis mon bras à me venger du crime :Eclaire mon efprit du fein des immortels !
Polyphonte m’appelle aux pieds de tes autels;
Et j’y cours.
NARBAS.
Ah! mon Prince, êtes-vous las de vivre ?EURYCLES. '
Dans ce péril, du moins, fi nous pouvions vous fuivre !Mais laidez-nous le temps d’éveiller un parti,
Qui, tout faible qu’il eft, n’eft point anéanti.
Souffrez_
V 2