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Tome troisième
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ACTE PREMIER.

A R Z A C E.

Moi?

M I T R A N E,

Vous: ce fut, Seigneur, au milieu de ces fêtes,Quand Babylone en feu célébrait vos conquêtes;Lorfcu’on vit déployer ces drapeaux fufpendus,Monumens des Etats à vos armes rendus :

Lorfqu’avec tant d’éclat l’Euphrate vit paraîtreCette jeune Azéma, la nièce de mon maître,

Ce pur fang de Bélus et de nos Souverains,

Qu'aux Scythes ravifleurs ont arraché vos mains.

Ce trône a vu flétrir fa majefté fuprême,

Dans des jours de triomphe, au fein du bonheur même.

* A R Z A C E.

Azéma n’a point part à ce trouble odieux :

Un feul de fes regards adoucirait les dieux.

Azéma d’un malheur ne peut être la caufe;

Mais de tout, cependant, Sémiramis difpofe:

Son cœur en ces horreurs n’eft pas toujours plongé 1

M I T R A N E.

De ces chagrins mortels fon efprit dégagéSouvent reprend fa force et fa fplendeur première.

J’y revois tous les traits de cette ame fi fière,

A qui les plus grands rois, fur la terre adorés,

Même par leurs flatteurs ne font pas comparés.

Mais lorfque, fuccombant au mal qui la déchire,

Ses mains laiflent flotter les rênes de l’empire,

Alors le fier Affur, ce fatrape infolent,

Fait gémir le palais fous fon joug accablant.

Ce fecret de l’Etat, cette honte du trône,

N’ont point encor percé les murs de Babylone ,

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