ACTE PREMIER.
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Mais fouvent dans les camps un foldat honoreRampe à la cour des rois, et languit ignoré.
Mon père, en expirant, me dit que ma fortuneDépendait en ces lieux de la caufe commune.
Il remit dans mes mains ces gages précieux,
Qu’il conferva toujours loin des profanes yeux:
Je dois les dépofer dans les mains du grand - prêtre,Lui feul doit en juger, lui feul doit les connaître ;
Sur mon fort, en fecret, je dois le confulter,
A Sémiramis même il peut me préfenter.
M I T R A N E.
Rarement il l’approche : obfcur et folitaire,
Renfermé dans les foins de fon faint miniftère,
Sans vaine ambition, fans crainte, fans détour,
On le voit dans fon temple, et jamais à la cour.
Il n’a point affecté l’orgueil du rang fuprême,
Ni placé fa thiare auprès du diadème ;
Moins il veut être grand, plus il eft révéré.Quelqu’aceès m’eft ouvert en ce féjour facré;
Je puis même, en fecret, lui parler à cette heure.Vous le verrez ici, non loin de fa demeure,
Avant qu’un jour plus grand vienne éclairer nos yeux,
SCENE IL
A R Z A C E feul.
E H ! quelle eft donc fur moi la volonté des dieux !Oue me réfervent - ils ? et d’où vient que mon pèreM’envoie, en expirant, aux pieds du fanctuaire?
Moi foldat, moi nourri dans l’horreur des combats,Moi qu’enfin l’amour feul entraine fur fes pas!
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