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Tome troisième
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ACTE PREMIER.

359

Son fils me l’eft encor plus que vous ne croyez.

Ces gages précieux, parTon ordre envoyés,

Où font - ils ?

A K Z A C E.

Les voici.

(les efclaves donnent le coffre aux Mages, qui le pofent furun autel.') '

O R O E S , ouvrant le coffre , et fe penchant avec refpectet avec douleur.

C’eft donc vous que je touche,Reftes chers etfacrés, je vous vois, et ma bouchePrelfe avec des fanglots ces triftes monumensQui, m’arrachant des pleurs, attellent mes fermens!Que l’on nous laiffe feuls ; allez: et vous, Mitrane,

De ce fecret myftère écartez tout profane.

.( les Mages fe retirent. )

Voici ce même fceau, dont Ninus autrefois^

Tranfmit aux nations l’empreinte de fes lois:

Je la vois, cette lettre à jamais effrayante,

Que prête à fe glacer traça fa main mourante.

Adorez ce bandeau dont il fut couronné;

A venger fon trépas ce fer eft deltiné,

Ce fer qui fubjugua la Perfe et la Médie,

Inutile inftrument contre la perfidie,

Contre un poifon trop fùr, dont les mortels apprêts....

A R Z A C E.

Ciel! que m’apprenez - vous ?

O R O E S.

Ces horribles fecrets

Sont encor demeurés dans une nuit profonde. »

Du fein de cefépülcre, inaccelfible au monde,

Z 4