ACTE PREMIER,
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Attendez avec moi le jour de la juftice ;
Il eft temps qu’il arrive, et que tout s’accompliffe.
Je n’en puis dire plus; des pervers éloigné,
Je lève en paix mes mains vers le ciel indigné.
Sur ce grand intérêt, qui peut-être vous touche,
Ce ciel, quand il lui plaît, ouvre et ferme ma bouche.J’ai dit" ce que j’ai dû ; tremblez qu’en ces remparts,Une parole, un gefte, un feul de vos regards,
Ne trahiiïe un fecret que mon dieu vous confie.
Il y va de fa gloire et du fort de l’Afie,'
Il y va de vos jours. Vous, Mages, approchez;
Que ces chers monumens fous l’autel foient cachés.
(la grande porte du palais s’ouvre, et fe remplit de gardes.Affur parait avec fa fuite d’un autre côté. )
Déjà le palais s’ouvre, on entre chez la reine;
Vous voyez cet Affur, dont la grandeur hautaineTraîne ici fur fes pas un peuple de flatteurs.
A qui, Dieu tout-puiffant, donnez-vous les grandeurs?O monftre !
a R z A c E.
Ouoi, Seigneur!
0 R 0 E s.
Adieu. Quand la nuit fombreSur ces coupables murs viendra jeter fon ombre-,
Je pourrai vous parler en préfence des dieux.
Redoutez-les , Arzace; ils ont fur vous les yeux.