ACTE SECOND.
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De fa grandeur qui tombe affermiffez l’ouvrage;
Elle eut votre beauté, poffédez fon courage.
L’amour à vos genoux ne doit fe préfenter,
Que pour vous rendre un fceptre, et non pour vous l’ôter.C’eft ma main qui vous l'offre ; et du moins je me flatteOue vous n’immolez pas à l’amour d’un SannateLa majefté d’un nom qu’il vous faut refpecter,
Et le trône du monde où vous devez monter.
A Z E M A.
Repofez-vous fur moi, fans infulter Arzace,
Du foin de maintenir la fplendeur de ma race.
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Je défendrai furtout, quand il en fera temps,
Les droits que m’ont tranfinis les rois dont je defcends.Je connais nos aïeux, mais après tout j’ignoreSi parmi ces héros, que l’Affyrie adore ,
Il en eft un plus grand, plus chéri des humains,.
Que ce même Sarmate, objet de vos dédains.
Aux vertus, croyez-moi, rendez plus de juftice :Pour moi, quand il faudra que l’hymen m’afferviffe,C’eft à Sémiramis à faire mes deftins ;
Et j’attendrai, Seigneur, un maître de fes mains.J’écoute peu ces bruits que le peuple répète,
Echos tumultueux d’une voix plus fecrète.
J’ignore fi vos chefs, aux révoltes pouffés,
De fervir une femme en fecret font laffés ;
Je les vois à fes pieds baiffer leur tête altière ;
Ils peuvent murmurer, mais c’eft dans la pouflière.Les dieux, dit-on, fur elle ont étendu leur bras:J’ignore fon offenfe, et je ne penfe pas,
Si le ciel a parlé, Seigneur, qu’il vous chohiffePour annoncer fon ordre, et fervir fa juftice.