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Tome troisième
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S£ Ï1IEAIIS.

A Z E M /

En eft-il? mais parlez.

a s s u R.

Bientôt l’Afie entière

Sous vus pas et les miens ouvre une autre carrière :Les faibles intérêts doivent peu nous frapper;L’univers nous appelle, et va nous occuper,Sémiramis n’eft plus que l’ombre d’elle-même;

Le-ciel femble abailfer cette grandeur fuptême :

Cet aftre fi brillant, fi long-temps refpecté,

Penche vers fon déclin, fans force et fans clarté.

On le voit, on murmure, et déjà BabyloneDemande à haute voix un héritier du trône.

Ce mot en dit affez ; vous connaidez mes droits ;

Ce n’eft point à l’amour à nous donner des rois.

Non qu’à tant de beautés mon ame inacceflibleSe fade une vertu de paraître infenfible ;

Mais pour vous et pour moi, j’aurais trop à rougir,Si le fort de l’Etat dépendait d'un foupir.

Un fentiment plus digne, et de l’un, et de l’autre,Doit gouverner mon fort, et commander au vôtre.Vos aïeux font les miens, et nous les traln'dons,Nous perdons l’univers, fi nous nous divifons.

Je puis vous étonner; cet auftère langageEffarouche âifément les grâces de votre âge ;

Mais je parle aux héros, aux rois dont vous fortes,A tous ces demi-dieux que vous repréfentez.Long-temps foulant aux pieds leur grandeur et leur cendre,Ufurpant un pouvoir où nous devons prétendre,Donnant aux nations, ou des lois, ou des fers,

Une femme impofa filence à l’univers.

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