ACTE SECOND.
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Allemblez feulement les princes et les mages ;
Qu’ils viennent à ma voix joindre ici leurs fufFrages:Le don de mon empire et de ma libertéEft l’acte le plus grand de mon autorité.
Loin de le prévenir, qu’on l’attende en filence.
Le ciel à ce grand jour attache fa clémence :
Tout m’annonce des dieux qui daignent fe calmer;Mais c'eft le repentir qui doit les défarmer.
Croyez-moi; les remords, à vos yeux méprifables,Sont la feule vertu qui refte à des coupables. (4)
Je vous parais timide et faible ; déformaisConnaîtrez la faiblelfe, elle eft dans les forfaits.Cette crainte n’eft pas honteufe au diadème;
Elle convient aux rois, et furtout à vous-même:Et je vous apprendrai qu’on peut, fans s’avilir,S’abailfer fous les dieux, les craindre et les fervir.
SCENE VII I.
A S S ü R fcul.
^)üET.S difcours étonnans ! quels projets! quel langage 1Eft-ce crainte, artifice, ou faiblelfe, ou courage?Prétend-elle en cédant raffermir fes deftins?
Et s’unit-elle à moi pour tromper mes deffeins?
A l'hymen d’Azéma je ne dois point prétendre!
C’eft m’affurer du lien que je dois feul attendre.
Ce que n’ont pu mes foins, et nos communs forfaits,L'hommage dont jadis je flattai fes attraits,
Mes brigues, mon dépit, la crainte de fa chute;
Un oracle d’Egypte , un fonge l’exécute?
Théâtre. Tom. IIJ. B b