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Tome troisième
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ACTE TROISIEME.

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Le peuple nomme Aifor, il eft de votre fang:Puiffe-t-il mériter, et fon nom, et fon rang!

Mais enfin je me fens Famé trop élevée,

Pour adorer ici la main que j’ai bravée,

Pour me voir écrafé de fon orgueil jaloux.

Souffrez que loin de lui, malgré moi loin de vous,

Je retourne aux climats où je vous ai fervie.

J’y fois affez puiffant contre fa tyrannie,

Si des bienfaits nouveaux dont j’ofe me flatter...

S E M I R A M I S.

Ah! que m’avez-vous dit? vous, fuir? vous, me quitter?Vous pourriez craindre Affur?

A R Z A C E.

Non. Ce cœur téméraire

Craint dans le monde entier votre feule colère.Peut-être avez-vous fu mes défirs orgueilleux:

Votre indignation peut confondre mes vœux.

Je tremble.

SEMIRAMIS.

Efpérez tout ; je vous ferai connaîtreOu’Affur en aucun temps ne fera votre maître.

A R Z A C E.

Hé bien, je î’avoûrai; mes yeux avec horreurDe votre époux en lui verraient le fucceffeur.Mais s’il ne peut prétendre à ce grand hyménée,Verra-1- on à fes lois Azéma deftinée?

Pardonnez à l’excès de ma préfomption ;

Ne redoutez-vous point fa fourde ambition?Jadis à Ninîas Azéma fut unie ;

C’eft dans le même fang qu’Affur puifa la vie;