4io
S E M I R A M I S.
Hé bien, Sémiramis,.. oui, je reçus la vieDans le fein des grandeurs et de l’ignominie.
Ma mère...ô Ciel! Ninus ! ah! quel aveu cruel!Mais fr le traître Affur était feul criminel,
S’il fe pouvait....
0 R 0 E S prenant la lettre et la lui donnant.
Voici ces facrés caractères,
Ces garans trop certains de ces cruels myftères ;
Le monument du crime elt ici fous vos yeux ;Douterez-vous encor?
a R z A c E.
Que ne le puis-je, ô Dieux!Donnez, je n’aurai plus de doute qui me flatte ;Donnez.
(il lit.')
Ninus mourant, au fidèle Phradate.
Je meurs empoifonnè , prene^ foin de mon fils :
Arrache ç Ninias à des bras ennemis ;
Ma criminelle époufe ....
0 R 0 E S,
En faut-il davantage?
C’eft de vous que je tiens cet affreux témoignage.Ninus n’acheva point ; l’approche de la mortGlaça fa faible main qui traçait votre fort.
Phradate en cet écrit vous apprend tout le relie;Lifez : il vous confirme un fecret fi funelte.
Il fuffit, Ninus parle, il arme votre bras,
De fa tombe à fon trône il va guider vos pas ;
Il veut du fang.
A R Z A C E après avoir lu.
0 jour trop fécond en miracles!Enfer , qui m’as parlé, tes funelles oracles.