ACTE QUATRIEME.
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Ninus veut une offrande, il en eft plus propice:
Pour hâter mon bonheur, hâtez ce facrifice.
Tous les cœurs font à nous, tout le peuple applaudit:Vous régnez, je vous aime; Affur en vain frémit.
A K Z A C E hors de lui.
Affur! allons ... il faut dans le fang du perfide...Dans cet infâme lang lavons fon parricide ;
S E M I K A Al I S.
Qu’entends-je ? jufte Ciel!
A R Z A C E d’un air égaré.
Vous m’avez dit que fon bras criminel( revenant à lui. )
Avait... que l’infolent s’arme contre fa reine,
Et n’eft-ce pas affez pour mériter ma haine?
S E M I R A M I S.
Commencez la vengeance en recevant ma foi.
A R Z A C E.
Mon père !
S E M I R A Al I S.
Ah! quels regards vos yeux lancent fur moi!Arzace, eft-ce donc là ce cœur fournis et tendre,Qu’en vous donnant ma main j’ai cru devoir attendre?Je ne m’étonne point que ce prodige affreux,
Que les morts, déchaînés du féjour ténébreux,
De la terreur en vous laiffent encor la trace ;
Mais j’en fuis moins troublée en revoyant Arzace,
Ah ! ne répandez pas cette funefte nuitSur ces premiers momens du beau jour qui me luit.Soyez tel qu’à mes pieds je vous ai vu paraître,Lorfque vous redoutiez d’avoir Affur pour maître.