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ACTE QUATRIEME.
Ou’il perce de vos mains ce cœur qui vous révère,
Et qui porte d’un fils le facré caractère !
SE MIRA MIS fe jetant à genoux.
Ah! je fus fans pitié; fois barbare à ton tour,
Sois le fils de Ninus , en m’arrachant le jour:Frappe. Mais quoi! tes pleurs fe mêlent à mes larmes!O Ninias ! ô jour plein d’horreur et de charmes !...Avant de me donner la mort que tu me dois,
De la nature encor laiffe parler la voix ;
Souffre au moins que les pleurs de ta coupable mèreArrofent une main fi fatale et fi chère.
A R Z A C E NINIAS.
Ah! je fuis votre fils, et ce n’eft pas à vous,
Quoi que vous ayez fait, d’embraffer mes genoux.Ninias vous implore, il vous aime, il vous jureLes plus profonds refpects, et l’amour la plus pure.C’eft un nouveau fujet, plus cher et plus fournis ;
Le ciel eft appaifé,-puifqu’il vous rend un fils:Livrez l’infâme Affur au dieu qui vous pardonne.
S E M I R A M I s:
Reçois pour te venger mon fceptre et ma couronne;Je les ai trop fouillés.
A R Z A C E.
Je veux tout ignorer;
Je veux avec l’Afie encor vous admirer.
S E M I R A M I S.
Non: mon crime eft trop grand.
A R Z A C E.
Le repentir l'efface.
D A
Théâtre. Tom. III.