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S E M I R A H I S.
Affur, l’indigne Affur a d’un pas facrilégeViolé du tombeau le divin privilège:
Il vous attend.
N I N I A S.
Grands Dieux! tout eft donc éclairci.Mon cœur eft raffuré, la victime eft ici.
Mon père, empoifonné par ce monftre perfide,Demande à haute voix le fang du parricide.
Inftruit par le gfand-prêtre, et conduit par le ciel,Par Ninus même armé contre le criminel,
Je n’aurai qu’à frapper la victime funefte,
Ou’amène à mon courroux la juftice célefte.
Je vois trop que ma main, dans ce fatal moment,D’un pouvoir invincible eft l’aveugle infiniment.
Les dieux feuls ont tout fait, et mon ame étonnéeS’abandonne à la voix qui fait ma deftinée.
Je vois que malgré nous tous nos pas font marqués;Je vois que des enfers ces mânes évoqués,
Sur le chemin du trône ont femé les miracles:
J’obéis fans rien craindre, et j’en crois les oracles.
A Z E M A.
Tout ce qu’ont fait les dieux ne m’apprend qu’à frémir:Us ont aimé Ninus , ils l’ont laiffé périr.
S I S I A S.
Us le vengent enfin : étouffez ce murmure.
A Z E M A.
Us choififfent fouvent une victime pure ;
Le fang de l’innocence a coulé fous leurs coups.
N I N I a S.
Puifqu’ils nous ont unis, ils combattent pour nous.
Ce foiEs meEt coiEs voJ’obéis
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