ACTE PREMIER.
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Le foleil à regret ramène la journéeOù le ciel a permis ce barbare hyménée,
Où ce monftre enivré du fang du roi des rois,Où Clytemneftre. . . .
SCENE IL
ELECTRE, I P H I S E , P A M M E N E.
I P H I S E.
H E L A S ! eft- ce vous que je vois,Ma fœur? .... . .
... . ELECTRE.
Il eft venu ce jour où l’on apprêteLes déteftables jeux de leur coupable.fête.
Electre leur efcla.ve, Electre votre fœur,
Vous annonce en leur nom leur horrible bonheur.
I P H I S E.
Un deftin moins affreux permet que je vous voie,
A ma douleur profonde il mêle un peu de joie ;
Et vos pleurs et les miens enfemble confondus. . .ELECTRE.
Des pleurs ! Ah ma faibleffe en a trop répandus.
Des pleurs ! Ombre facrée , ombre chère et fanglante,Eft-ce là le tribut qu’il faut qu’on te préfente?
C’eft du fang que je dois , c’eft du fang que tu veux ;C’eft parmi les apprêts de tes indignes jeux ,
Dans ce cruel triomphe où mon tyran m’entraîne,
Oue ranimant ma force et foulevant ma chaîne ,
Mon bras , mon faible bras ofera l’égorger ,
Au tombeau que fa rage ofe encore outrager.
B 4