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O R E S T E.
Oue je te plains ! (g)
( à Pammcne. )
Daignez, refpectable mortel,Dans le temple voifin nous conduire à l’autel;
C’eft le premier devoir. Il eft temps que j’adoreLe dieu qui nous fauva fur la mer d’Epidaure.
O R E S T E.
Menez-nous à ce temple, à ce tombeau facré,
Où repofe un héros lâchement maffacré :
Je dois à fa grande ombre un fecret facrifice.
P A M M E N E.
Vous, Seigneur? ô deftins ! ô célefte juftice ! (/z)
Eh quoi ! deux étrangers ont un deifein fi beau !
Ils viennent de mon maître honorer le tombeau!
Hélas, le citoyen , timidement fidèleN’oferait en ces lieux imiter ce faint zèle.
Dès qu’Egifthe paraît, la piété , Seigneur,
Tremble de fe montrer, et rentre au fond du cœur,Egifthe apporte ici le frein de l’efclavage.
Trop de danger vous fuit.
O K E S T E.
C’eft ce qui m’encourage.
P A M M E N E.
De tout ce que j’entends que mes fens font faifis !
Je me tais.... mais, Seigneur, mon maître avait un fils,Oui dans les bras d’Electre. . . Egifthe ici s’avance :Clytemneftre le fuit.... évitez leur préfence.
O R E S T E.
Quoi ! c’eft Egifthe ?
P Y L A D E.
Il faut vous cacher à fes yeux.