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Tome quatrième
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ACTE SECOND.

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Lopprobre eft mon partage ; il convient à mon fort.Jai fupporté la honte, et vu de près la mort.

Votre Egifthe cent fois men avait menacée;

Mais enfin ceft par vous quelle meft annoncée.Cette mort à mes Cens infpire moins deffroi,

Que les horribles vœux quon exige de moi.

Allez, de cet affront je vois trop bien la caufe;

Je vois quels nouveaux fers un lâche me propofe.

Vous navez plus de fils; fon affaiïin cruelCraint les droits de fes fœurs au trône paternel:

Il veut forcer mes mains à féconder fa rage,

Affurer à Pliftène un fanglant héritage,

Joindre un droit légitime aux droits des affaflins,

Et munir aux forfaits par les nœuds les plus faints.Ah! fi jai quelques droits, sil eft vrai quil les craigne,Dans ce fang malheureux que fa main les éteigne ;

Quil achève à vos yeux de 'déchirer mon fein:

Et fi ce neft aflez , prêtez-lui votre main:

Frappez, joignez Electre à fon malheureux frère ;Frappez, dis-je: à vos coups je connaîtrai ma mère.

CLYTEMNESTKE.

Ingrate, cen eft trop, et toute ma pitiéCède enfin dans mon cœur à ton inimitié.

Que nai-je point tenté? que pouyais-je plus faire,Pour fléchir, pour brifer ton cruel caractère?Tendrelfe, châtimens, retour de mes bontés,

Tes reproches fanglans fouvent même écoutés,Raifon, menace, amour, tout, jufquà la couronne, tu nas dautres droits que ceux que je te donne ;Jai prié, jai puni, jai pardonné fans fruit:

Va , jabandonne Electre au malheur qui la fuit :