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Tome quatrième
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O R E S T E.

Va, je fuis Clytemneftre, et furtout je fuis reine.Le fang dAgamemnon na de droits quà ma haine.Ceft trop flatter la tienne, et de ma faible mainCarelfer le ferpent qui déchire mon fein.

Pleure, tonne, gémis ; jy fuis indifférente.

Je ne verrai dans toi quune efclave imprudente,Flottant entre la plainte et la témérité,

Sous la puiifante main de fon maître irrité.

Je taimai malgré toi; laveu men eft bien trifte :Je ne fuis plus pour toi que la femme dEgifthe ;

Je ne fuis plus ta mère, et toi feule as rompuCes nœuds infortunés de ce cœur combattu ,

Ces nœuds quen frémiffant réclamait la nature,Que ma fille dételle, et quil faut que jabjure.

SCENE VL

ELECTRE feule.

Ü T celt ma mère, ô Ciel! fut-il jamais pour moi,Depuis la mort dun père , un jour plus plein deffroi ?Hélas, jen ai trop dit : ce cœur plein damertumeRépandait malgré lui le fiel qui le confume.

Je memporte, il eft vrai ; mais ne ma-1-elle pasDOrefte , en fes difeours, annoncé le trépas ?

On offre fa dépouille à fa fœur défolée !

De ces lieux tout fanglans la nature exilée ,

Et qui ne laiffe ici quun nom qui fait horreur,

Se renfermait pour lui toute entière en mon cœur.

Sil neft plus, fi ma mère à ce point ma trahie,

A quoi bon ménager ma plus grande ennemie?

Pourquoi?