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SCENE FI.
ELECTRE , ORESTE , PYLADE, PAMMENE.
A H ! venez et joignez tous vos tranfports aux miens ;Uniffez-vous à moi, chers amis de mon frère.
PYLADE à Orefte.
Quoi, vous avez trahi ce dangereux myitère !
Pouvez - vous... .
Si le ciel veut fe faire obéir,
Qu’il me donne des lois que je puiffe accomplir.
Quoi, vous lui reprochez de finir ma mifère?
Cruel, par quelle loi, par quel ordre févère ,
De mes perfécuteurs prenant les fentimens,
Dérobiez-vous Orefte à mes einbraflemens ?
A quoi m’expofiez - vous ? Quelle rigueur étrange....PYLADE.
Je voulais le fauver: qu’il vive, et qu’il vous venge.
P A M M E N E.
Princeffe, on vous obferve en ces lieux déteftés,
On entend vos foupirs, et vos pas font comptés.
Mes amis inconnus, et dont l’humble fortuneTrompe de nos tyrans la recherche importune ,
Ont adoré leur maître; il était fécondé;
Tout était prêt, Madame, et tout eft hafardé.
ELECTRE,