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DISSERTATION
langue. Son ouvrage n’eft qu’une traduction del’Electre de Sophocle : il a eu le fort de toutes lespièces de théâtre de fon fiècle. L’Electre de M. deLonpepierre , faite en 1700, ne fut jouée, je crois,qu’en 1718. Pendant cet intervalle M. de Crebillondonna fa tragédie d’Electre. Je ne connais que letitre de l’Electre du baron de Walcf qui a paru dansles Pays-Bas. Enfin JVI. de Voltaire vient de nousdonner une tragédie d’Orefte. Erqfmo di Vahafone atraduit en italien l’Electre de Sophocle , et Rufcellaia fait une tragédie d’Orefte, qui fe trouve dans lepremier volume du théâtre italien, donné parM. le marquis de Maffei à Vérone en 1723.
Je diviferai cette diflertation en trois parties. Jerechercherai dans la première quels font les fonde-mens de la préférence que tous les fiècles ont donnéeà la tragédie d’Electre de Sophocle , fur celled’Euripide , et fur les Choéphores d’Efchylc.
Dans la fécondé, j’examinerai fans prévention cequ’on doit penfer de l’entreprife de l’auteur de latragédie d’Orefte, de traiter ce fujet fans ce quenous appelons épifodes, et avec la ftmplicité desanciens ; et de la manière dont il a exécuté cetteentreprife.
Dans la troifième et dernière partie, je ferai voircombien il eft difficile de s’écarter de la route queles anciens nous ont frayée en traitant ce fujet,fans détruire le bon goût, et fans tomber dansdes défauts qui paffent même des penfées auxexpreffions.
Je foumets tout ce que je dirai dans cet écritau jugement de ceux qui aiment fxncèreraent les