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Tome quatrième
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SUR LELECTRE DE SOPHOCLE , n 7

belles-lettres, qui ont fait de bonnes études, quiconnaiffent en même temps le génie de la languegrecque et celui de la nôtre, qui fans être lesadorateurs ferviles et aveugles des anciens, con-nailfent leurs beautés, les fentent et leur rendentjuftice; et qui joignent lérudition à la fainecritique: je recufe tous les autres juges, commeincompétens.

Je ne cherche quà être utile; je ne veux faireni déloge ni de fatire. Le théâtre, que je regardecomme lécole de la jeunefle, mérite quon en parledune manière plus férieufe et plus approfondiequon ne fait dordinaire dans tout ce qui sécritpour et contre les pièces nouvelles, (a) Le publiceft las de tous ces écrits, qui font plutôt des libellesque des inftructions, et de tous ces jugemens dictéspar un efprit de cabale et dignorançe. Quiconqueofe porter un jugement doit le motiver, fans quoiil fe déclare lui-même indigne davoir un avis; jenai formé le mien quaprès avoir confulté les gensde lettres-les plus éclairés. Ceftce qui menhardità me nommer, afin de nêtre pas confondu avec lesauteurs de tant décrits ténébreux, dont le moinsquon p'uilfe dire eft quils font inutiles.

(a) Le père Rapin , dans fes Réflexions fur la Poétique, dit, aprèsÀnflote, que la tragédie eft une leçon publique, plus inftructive, fins* comparaifon, que la philofophie, parce quelle inUruit lefprit par lesfens, et quelle rectifie les pafiïons par les pallions mêmes, en calmant,par leur énjotion, le trouble quelles excitent dans le cœur.

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