confidérer les entrailles d’une victime. Ils le tuentau milieu d’un facrifice et d’une cérémonie religieufe,parce que tous les droits divins et humains avaientété violés dans l’affaffinat d ' Agamemnon , commis dansfon propre palais-par une rufe abominable, et lorf-qu’il allait fe mettre à table et faire des libationsaux dieux. Ainfi ce récit de la mort d’Egifihe contientla defcription d’un facrifice. Les Grecs étaient fortcurieux de ces defcriptions de facrifices, de fêtes,de jeux, etc. ainfi que des marques, cicatrices,anneaux, bijoux, cadettes et autres chofes quiamènent les reconnaiffances.
Le récit qu Electre et fon frère font de la manièredont ils ont affaffiné leur mère, qui ne vient furla fcène que pour y être tuée, me paraît beaucoupplus atroce que la fcène de Sophocle , que j’ai rapportéeci - deffus. Orejle eft livré aux furies , pour avoirexécuté l’ordre des dieux , pendant qu Electre , quife vante d’avoir vu cet horrible fpectacle, d’avoirencouragé fon frère, d’avoir conduit fa main, parcequ 'Orejle s’était couvert le vifage de fon manteau,Electre , dis-je , eft épargnée. Sophocle certainementl’emporte ici fur Euripide -, mais les DioJcures, Ca,.oret Pollux , frères de ChjtcnmcJlre , furviennent, et loinde prendre la défenfe de leur fœur, ils rejettent lecrime de fes enfans fur Apollon , envoient Ore/le àAthènes pour y être expié, lui prédifent qu’il courrarifque d’être condamné à mort, mais qu Apollon lefauvera en fe chargeant lui-même de ce parricide.Ils lui annoncent enfui te un fort heureux , aprèsqu Electre aura époufé Py Iode , époux digne en effetd’une auffi grande princeffe, puifqu’il était fils d’uneThéâtre. Tom. IV, I