DISSERTATION
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fceur à' Agamemnon, et qu’il defcendait d ’Eaque filsde Jupiter et d 'Epine. C’eft ce qui juftifie le reproched’un critique à JVT. Racine , d’avoir fait de Pyladeun confident trop fubalterne dans Andromaqae, etd’avoir déshonoré par-là une amitié refpectableentre deux princes dont la naiffance était égale.
Quant à la pièce d’ Efchyle , des filles étrangères,efclaves de Clytemnejirc , mais attachées à Electre portent des préfens fur le tombeau d’ Agamemnon -,c’eft ce qui a fait donner à la pièce le nom deChocphores , ou porteufes de libations ou de préfens,du mot grec %e>?, qui fignifie des libations qu’onfefait fur les tombeaux.
Orefte eft reconnu par fa fœur dès le commence-ment de la pièce, par trois marques affez équivoques,les cheveux, la trace des pas, et la robe •uÇatryuaqu’elle a tiffue elle-même, il y avait fans doutelong - temps.
Les anciens eux-mêmes fe font moqués de cettereconnaifiance ; etM. bWrr la blâme, parce qu’elleeft trop éloignée de la péripétie, ou changementd’état. Celle de Sophocle eft plus fimple. Orcjle dit àfa fœur : Regardez cet anneau, c’ejl celui de mon père.
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Il déclare enfuite que l’oracle d’ Apollon lui aordonné de tuer les meurtriers de fon père, fouspeine d’éprouver les plus cruels tourmens, d’êtrelivré aux furies, etc.
Le P. Brumoy remarque judicieufement à ce fujetqu’ Orcjle eft criminel en obéiffant et en n’obéiffant