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Tome quatrième
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DISSERTATION

Ah! fi jai quelques droits, sil eft vrai quil les craigne,Dans ce fang malheureux que fa main les éteigne;

Quil achève à vos yeux de déchirer mon fein,

Et fi ce neft alfez, prêtez-lui votre main;

Frappez , joignez Electre à fon malheureux frère,Frappez, dis-je: à vos coups je connaîtrai ma mère.

Y a-t-il rien de plus naturel que de voir Clytemneftreirritée reprendre alors toute fa dureté , et dire àfa fille :

* Va , jabandonne Electre au malheur qui la fuit ;

Va, je fuis Clytemneftre, et furtout je fuis reine ;

Le fang dAgamemnon na de droit quà ma haine.

Ceft trop flatter la tienne, et de ma faible mainCarelfer le ferpent qui déchire mon fein.

. Pleure, tonne, gémis , jy fuis indifférente ;

Je ne verrai dans toi quune efclave imprudente,Flottante entre la crainte et la témérité ,

Sous la puiffante main de fon maître irrité.

Je taimais malgré toi, laveu men eft bien trille;

Je ne fuis plus pour toi que la femme dEgifthe ;

Je ne fuis plus ta mère; et toi feule as rompuCes nœuds infortunés de ce cœur combattu,

Ces nœuds quen frémiffant réclamait la nature,

Que ma fille dételle, et quil faut que jabjure.

Ces palTages de la pitié à la colère, ce jeu despallions, ne font-ils pas véritablement tragiques?et le plaifir quils ont conftamment fait à toutesles repréfentations neft-il pas un témoignagecertain que lauteur, enpuifant également danslantiquité et dans la nature, a faifi tout ce quelune et lautre pouvaient fournir?

Mais