ACTE SECOND
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O R B A S S A N.
Je me borne, Madame, à venger mon pays,
A dédaigner l’audace, à braver le mépris,
A l’oublier. Mon bras prenait votre défenfe,
Mais quitte envers ma gloire, auffi-bien qu’envers vous,Je ne fuis plus qu’un juge à fon devoir fidelle,.Soumis à la loi feule, infenfible comme elle,
Et qui ne doit fentir ni regrets ni courroux. (A)
SCENE FII.
A M E N A I D E, Soldats dans l’enfoncement.AMENAI I) R.
J’ai donc dicté l’arrêt.... et je me facrifie!...
O toi feul des humains qui méritas ma foi,
Toi pour qui je mourrai, pour qui j’aimais la vie,
Je fuis donc condamnée !.... Oui, je le fuis pour toi ;Allons.... je l’ai voulu.... mais tant d’ignominie,Mais un père accablé, dont les jours vont finir !
Des liens , des bourreaux.... ces apprêts d’infamie !
O mort! affreufe mort! puis-je vous fou tenir?Tourmens, trépas honteux.... tout mon courage cède...
' Non, il n’eft point de honte en mourant pour Tancrède.On peut m’ôter le jour, et non pas me punir.
Quoi ! je meurs en coupable ?... un père ! une patrie !Je les fervais tous deux, et tous deux m’ont flétrie!Et je n’aurai pour moi, dans ces momens d’horreur,Que mon feul témoignage, et la voix de mon cœur!
B b 3